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MB en souvenir
MB en souvenir est un essai-hommage au grand poète Michel Beaulieu, qui a laissé en héritage une vaste fresque poétique dont les reliefs passés et les échos futurs demeurent encore à arpenter. Alternant entre l’anecdote et la lecture attentive de l’œuvre, Paul Bélanger relate sa rencontre avec le poète, d’abord par sa poésie, puis de la personne avec qui il développera, au fil des années, une grande amitié. Sous la forme d’un autoportrait à double visage, MB et PB – Michel Beaulieu et Paul Bélanger en miroir – se rencontrent dans la virtualité du poème et discutent de ce qui anime leur aventure de l’écriture. Empruntant aux formes de l’entretien, de la fiction, de la poésie et de la réflexion philosophique, l’essai converge vers une apologie de l’imagination comme inscription de la réalité et offre, en toute intimité, une mémoire à compléter.
Avec un autoportrait de Michel Beaulieu en couverture.
« J’ai pensé : quelques centaines de mots chaque nuit pour prendre la mesure d’une œuvre poétique dont l’interruption brutale donne son achèvement, justement par la candide (et tragique) éclipse du corps. La poésie de Michel Beaulieu est un ouvroir de possibles aux variations innombrables. Il a ainsi enraciné le territoire du poème dans le banal, dans son vécu, la ville servant de paravent. Elle ressemble à un décor, mais elle est surtout un personnage dont on ne finit jamais de faire le tour. »
PB
Je ressens de plus en plus une humilité devant les pages ; je me retranche derrière elle ; elles ne sont pas moi, mais une facette seulement, les unes complétant les autres. À la fin, on y trouvera peut être l’être en entier.
MB
DANS LA PRESSE
MB en souvenir. Mythographies de Michel Beaulieu n’avance pas comme un essai linéaire. Il se déploie en spirales, en retours, en ressassements – une pensée qui accepte de se perdre pour mieux se reconnaître, au détour d’un vers, d’une question. Dès l’ouverture, Paul Bélanger annonce la couleur du projet : « J’entre dans l’obscurité d’une œuvre. Je ne la comprends qu’en y marchant, qu’en m’y noyant. » On ne lira pas ici une biographie ni un portrait critique bien cadré, mais un livre qui fait de la fréquentation et de l’amitié une méthode, de l’ombre un outil.
Sarah-Louise Pelletier-Morin, Lettres Québécoises no 200 (printemps 2026)
Dans MB en souvenir. Mythographies de Michel Beaulieu, Paul Bélanger ne cherche pas tant à expliquer l’œuvre de Michel Beaulieu qu’à en prolonger la présence. Certains livres ne commentent pas une œuvre : ils continuent de vivre à l’intérieur d’elle. Dès l’Avant, Bélanger annonce la nature particulière de son projet : « ce qu’on s’apprête à lire s’apparente plutôt à un autoportrait, autoportrait d’une rencontre et de la fréquentation d’une œuvre ». L’essai se présente ainsi moins comme une étude critique que comme une traversée : celle d’une amitié littéraire, d’une mémoire poétique et d’un dialogue prolongé avec un poète disparu.
Nuit Blanche (2026)
« J'ai voulu faire don de ma réflexion sur la poésie et de Michel Beaulieu, parce qu'il m'a fait don de son amitié et de sa propre poétique. Nos échanges n'étaient pas très élaborés. On ne passait pas des nuits entières à parler de poésie. Par contre, dans le travail, dans mon apprentissage du poème, il a été fondamental. [...] Mais oui, j'espère que les gens vont avoir le goût de fréquenter ce poète. »
Paul Bélanger, au micro de l'émission Libraire de force, en compagnie de Lynda Dion (19 mars 2026)

