2023

$22.95

978-2-89766-402-2
16.99
978-2-89766-403-9

Les retombées du désordre suivi de trente-sept acres de solitude

Hélène Harbec

Les retombées du désordre suivi de Trente-sept acres de solitude fait état d’une rupture amoureuse et du chemin à parcourir pour se retrouver entière. Dans la réalité physique et intime d’une brisure et de son lien, la poète séjourne seule, en cabane, sur un terrain boisé situé près de la rivière Petitcodiac. Le corps vieillissant, elle s’avance vers une nouvelle fragilité. À l’intérieur de la cage thoracique, un coeur qui veut. Le passage du temps mène à un abandon plus consenti, plus fervent. À une solitude plus grande, inévitablement douloureuse, souvent habitée, parfois lumineuse.

Soucieuse de saisir le détail qui ouvre grand, Hélène Harbec laisse entrevoir que la chose aperçue cache autant qu’elle révèle. Le regard, toujours à l’affût, se pose dans le besoin de s’imprégner, de se lier et de se recréer.

Entends-tu l’appel

qui ne demande pas

que tu viennes

 

mon manteau d’hiver

mouillé de pluie

sèche suspendu

à son crochet

 

il apprend sa nouvelle place

les oiseaux lui restent fidèles

nichent sur ses épaules

 

nous n’avons pas tout saccagé

DANS LA PRESSE 

Dans la dure beauté des choses » nous arrive un très beau recueil d’Hélène Harbec. « Comme si poitrine à découvert / on pouvait y entrer la main / sortir le cœur de sa cage » pour en écouter à la fois la douleur d’une séparation et le battement d’une soif d’existence jamais tarie. Comme les deux parties du recueil sont très dissemblables, on peut mieux saisir la portée de cette écriture intense qui nous confie sa « petite foi maigre.

Hugues Corriveau, Le Devoir (22 Avril 2023)

Le riche raffinement de la poésie de madame Harbec réside dans le dénuement de sa parole. L’ornement y brille par sa rareté. À la luxuriance des pierres précieuses, dont certains parsèment leurs écrits, la poète préfère la limpidité des scintillements que lui renvoient les eaux de la rivière Petitcodiac. Ce presque rien laisse toute la place au sentiment qu’il exprime clairement. Ce qui est écrit sur chaque page, quand bien même chacune d’elles serait le fruit d’un labeur incommensurable, dégage un parfum de sens que l’entendement saisit le plus naturellement du monde, sans difficulté aucune. Cela s’appelle une parole, une « parole vraie […] »

Daniel Guénette, pour le blogue Dédé blanc-bec

Si la première partie est intense et parfois tumultueuse, le deuxième segment nous transporte dans la nature sur les rives de la Petitcodiac, là où la poète cherche à retrouver ses forces. Ses sens sont en éveil, observant ce qui l’entoure et guettant chaque mouvement, dans ses moindres détails. Une nature éblouissante et rassurante. « Les merles turlutent, perchés haut. Becs grands ouverts, têtes penchées vers l’arrière », relate l’autrice.

Sylvie Mousseau, L’Acadie Nouvelle (Mai 2023)

LISTE PRÉLIMINAIRE | GRAND PRIX DU LIVRE DE MONTRÉAL 2023