La société des cendres
Suie, pleurs, étoiles, neiges et quelques floraisons, le poème n’est-il pas, comme les cendres, ce que l’on recueille avant la dispersion? Et le geste, le souffle du poète, celui d’un laveur/laveuse de cendres?
Dans un enchaînement de glissements, de heurts et d’abandons, et sans jamais éviter le cœur, les poèmes de La société des cendres tentent de dégager l’empreinte, volatile certes, mais néanmoins fascinante, des tumultes, éclats et mystères de notre présence autant que de notre absence à l’autre et au monde.
La deuxième partie, Des lames entières (d’abord paru en livre d’artiste avec des gravures de François-Xavier Marange), s’attarde, quant à elle, à ce qui construit ou entrave les mouvements parfois tranchants, parfois de fond, du comment être, à même la perte et ses souffrances, pour ouvrir un passage, entre désir et peur, à de possibles métamorphoses.
La vieille loi parle des feuilles– un jour ou l’autrede ce qui tombedans la bouche
Un manque d’étoilesest-ce une adoration ?
Photographe de la couverture
Martine Audet
DANS LA PRESSE
Chaque projet d’écriture entremêle, il me semble, continuité, audace, imprévu et rupture. Pour ce livre, il y avait le désir, tout en poursuivant mon questionnement sur comment nous appartenons au monde et mes expériences avec le langage, de travailler depuis les fins et au plus près du cœur avec ses manques, ses déchirures et ses désolations, avec ses résistances et ses émerveillements.
Martine Audet, L'actualité (14 mai 2021)
Martine Audet écrit sans certitude et sans artifices. Ni à la mode ni démodée, la poète n’emprunte pas de chemin tracé par la théorie ou les tendances littéraires. Mais son écoute reste totale.
Mario Cloutier, En toutes lettres (mars 2020)
Intensité, gravité, douce mélancolie, réalité que seuls les cœurs capables d'attention intense portée à l'autre comme à eux-mêmes et apte à ne immense résilience : voilà quelques mots qui résument, à mon avis, les deux suites poétiques proposées par la poétesse.
Jean-François Crépeau, Le Canada Français (28 novembre 2019)
Le communiqué de presse accompagnant sa sortie pose la question « Le poème n'est-il pas comme les cendres ce que l'on recueille avant la dispersion? » À méditer. Ou plutôt à parcourir immédiatement.
Daniel Rolland, Culturehebdo (16 octobre 2019)
Celle qui, depuis plus d'une dizaine de livres, découpe le silence comme la matière première de l'essor poétique arrive avec <La société des cendres, un recueil qui pose beaucoup plus de questions qu'il ne donne de réponses. Là est la force de la poète : faire entrer son lecteur dans un univers sans vérité, sinon celle du poème.<
Jérémy Laniel, Voir (5 septembre 2019)
Le « Je » de la poète est indéfectible et personnel, parfois tourmenté [...] Cette confiance envers le poème, mais surtout l'indépendance de ses textes font des écrits de Martine Audet une œuvre aussi singulière qu'impérative.
Jérémy Laniel, Lettres québécoises no 175 (septembre 2019)
Jusqu’à présent, j’ai considéré que le poème, même hanté par ce que je pense, ressens, imagine, vis, est un langage du dedans que je projette vers le dehors, une façon de faire advenir la parole, les voix en moi, en prenant et donnant forme.
Martine Audet, Bible urbaine (septembre 2019)
[Le titre] rappelle la forme de [ce recueil]. Alors que les vers sont très courts, c'est une poésie à la fois très dense, dépouillée et peu verbeuse.
Maxime Nadeau, Libraire de force (septembre 2019)
PRIX ET DISTINCTIONS
GAGNANTE | Prix littéraires du Gouverneur général, catégorie « poésie » (2020)
LAURÉATE | Grand Prix Québecor du Festival international de poésie de Trois-Rivières (2020)

