Collection Initiale
2019

$20.00

ISBN : 978-2-89766-167-0
$14.99
ISBN PDF : 978-2-89766-168-7

Juillet, le Nord

Andréane Frenette-Vallières

Ce recueil évoque la rencontre entre une femme et le territoire de la Côte-Nord. Les grands déserts de toundra, la mer, l’omniprésence du vent : que font ces choses à la voix, au corps? Comment est-ce qu’elles teintent le rapport à soi, mais également à l’autre? Plus qu’une rencontre, cela devient une inscription de cette femme dans la pleine nature, à la recherche dirait-on de la relation la plus simple qui soit à ce qui l’entoure et la touche. La fragilité ici est brute, la solitude induite par l’isolement et la vastitude des lieux est extrême; l’écriture est dès lors plus proche de soi et de l’autre.

Je ramasse des feuilles de thé, des boutons
de lichen, je décore à l’avance
la table de chevet des souvenirs.
Je fais un lit dans une barque, mon vide
est rempli de nord et le Nord
trahit, le Nord me renvoie
mon inconstance.
Dessins de l'autrice

DANS LA PRESSE


Car tout se joue ici dans la finesse, la sobriété, la discrétion. En parfait accord avec le trait du dessin, la phrase déroule un fil nu et sans accrocs, qui coule de source. Le poème qui dit de la réalité procède à la manière du dessin, de manière fantaisiste, avec une imagination qui donne du relief à l’histoire racontée. - Daniel Guénette dans Le Blogue de Dédé blanc-bec (décembre 2019)

La poète s’est laissée imprégner de la nature sauvage de la toundra pour écrire des textes qui nous font ressentir l’éloignement et la solitude que lui a apportés cette région éloignée de la Côte-Nord. - Renée Richard dans Les libraires no 114 (septembre-octobre 2019)

Les mots d’Andréane sont nacrés à l’image des coquillages et lorsqu’on s’y approche de plus près, on y entend la tendre agitation qui assaille au quotidien. - Alexandra Guimont dans Les libraires, commentaires (28 septembre 2019)

Avec un style d’écriture accessible et sans subterfuges, ce recueil de poèmes extrêmement bien réussi nous invite à renouer avec la nature essentielle de l’être. Jusqu’à ce que le changement soit irréversible. - Sebastián Ibarra-Gutiérrez dans La Recrue (mai 2019)

C'est une écriture du détail de la nature, de l'errance, qui est d'une grande douceur, et d'un grand isolement. - Catherine-Emmanuel Brunet à Les Herbes folles (2 avril 2019)

« Je vois ce qui se dessine et vers quoi ça s’aligne », explique-t-elle. Car même si ses brefs poèmes (généralement quelques lignes, comme des « photos ») forment un recueil, une certaine trame narrative finit par se dégager. « C’est subtil, mais c’est comme une petite histoire. Il se passe quelque chose dans l’écriture et avec le personnage », précise-t-elle. - Olivier Dénommée dans L'Oeil Régional (avril 2019)

Ce recueil qui est imbibé du territoire, de la nature. On la respire, on la sent, on la goûte, on sent le vent [...] Il y a une grande portion de paix qui habite Juillet, le Nord et aussi de silence. - Paule Therrien à Radio-Canada - Bonjour la Côte (25 février 2019)

La vastitude du territoire gonfle comme une voile les mots d’Andréane Frenette-Vallières, qui rapporte d’un séjour sur la Côte-Nord Juillet, le Nord, un premier livre mettant en question la possibilité même d’un enracinement. - Dominic Tardif dans Le Devoir (janvier 2019)

Bref, la relation de la poète au territoire se négocie dans cette alternance entre fuite précipitée et lenteur apportée par le froid nordique. Dans les deux cas, elle est éprouvée par la nature, mais elle assume ces affrontements. - Gabrielle Lapierre dans Littoral no 14 (2019)

Il faut écrire beaucoup, souvent et partout, je crois, pour trouver le rythme et la structure du poème. Je tente ainsi d'accompagner l'écriture sans la juger, je laisse beaucoup de place à l'essai, et par conséquent beaucoup de place à l'erreur, que j'accueille et tâche le moins possible de camoufler. - Pierre Rouxel dans Littoral no 14 (2019)

PRIX ET DISTINCTIONS


Prix Félix-Leclerc