J’avais une ombre
Avec un dessin d’Estelle Frenette-Vallières en couverture.
Au cœur d’une vallée, une petite fille observe la noirceur approcher, à la fois menace et refuge. Une éclipse avale le passé et le recrache. Livre des deuils, J’avais une ombre se construit dans les éclats d’un monde avançant vers sa fin. Morts, disparitions, détresses, événements climatiques : l’extrême dérèglement du réel transforme les rapports à l’autre, au territoire, à l’identité. À travers l’errance, dans une filiation de solitudes – celles des autres et celles que l’on porte en soi – les poèmes et leurs nocturnes prennent le pari du vivant.
cela fera bientôt cent fois :
je raconte l’oiseau se cognant
éperdument et sans vacance
contre la vitre
un cardinal moitié dieu
moitié deuil
DANS LA PRESSE
Malgré les propos sombres de plusieurs poèmes, elle cherche toujours à « créer du sens et à se rapporter au vivant », souvent sous forme d’une petite lueur. « Même la solitude peut servir à entrer en contact avec les autres, paradoxalement », souligne l’Hilairemontaise, considérant cette sortie comme un « livre d’ombre et de lumière », où la noirceur n’est pas toujours négative.
Olivier Dénommée, L'œil régional (3 novembre 2025)
Même si le monde qui se profile au sommet du mont Pivoine est inquiétant et habité par des êtres menaçants, la poésie d’Andréane Frenette-Vallières est tournée vers le vivant, et observe les ramifications de son lien sacré avec la nature.
Laurie Bédard, Le Devoir (octobre 2025)
La force du recueil réside précisément dans l’entre-deux qu’il explore. L’autrice choisit courageusement d’embrasser les nuances et l’ambiguïté qui accompagnent toute transformation et tout abandon, préférant les zones crépusculaires aux certitudes simplistes. Ce livre de deuils prend vie au gré des morts, des disparitions et des détresses, captant les éclats d’un monde avançant inéluctablement vers sa fin.
Audrey-Anne Blais, La Presse (30 novembre 2025)
Quatrième titre de la poète, essayiste et chercheure Andréane Frenette-Vallières, J’avais une ombre est une caresse au langage, un monde fin peuplé d’oiseaux, de créatures poilues, de monstres aquatiques, où continue de se déployer le talent céleste de celle qui invente. [...] J’avais une ombre est une fable philosophique, un poème, une chanson. Et si on écoute bien, on y entend la contre-mélodie d’un chant sacré, la formule qui apprend la juste manière de tenir la main de l’autre au creux de son être.
Vanessa Bell, Les Libraires No. 152 (décembre-janvier 2026)

