éclatements
Dans ce vingtième recueil, Louise Warren amène le patient travail de la langue au plus près d’une voix inattendue, d’abord presque inaudible, qui émerge des nappes souterraines de l’inquiétude. Par cette installation fragile, elle se prête à une écoute du monde qui la renverse. En soubresauts, les poèmes s’allument et se retirent, laissant derrière eux les traces d’une résistance. La voix se lève, ne cesse de se relever, tel le rebond obstiné d’une pierre sur l’eau.
En seconde partie, L’échelle du risque s’ouvre comme un retour, creusé à même les stries du temps. Ce chant fluide prend son origine dans l’accompagnement que demande toute fin de cycle. Dans une méditation rétrospective, l’écriture offre un geste vivace : recueillir l’empreinte avant qu’elle ne se dissolve.
Avec une œuvre de Stéphanie Ferrat en couverture.
pour résister
il faut une chaise
noter la secousse
le soubresaut
les recueillir
DANS LA PRESSE
[Les incertitudes] se manifestent par les brisures, je dirais, du langage. (…) La qualité première de la poésie c’est d’installer le silence pour pouvoir mieux penser, réfléchir, résister après. Résister c’est aussi important pour garder notre monde imaginaire.
Louise Warren en entrevue avec Émilie Perreault pour l'émission Il restera toujours la culture à Radio-Canada (27 août 2026).

