En librairie le 09-09-2025

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9782897665005
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9782897665074

À toute heure

Martine Audet

Tout en poursuivant son questionnement sur comment appartenir au monde, Martine Audet entreprend une sorte de dialogue avec ses rêves afin de capter, parmi les heures et leurs écarts, les étonnements sombres ou lumineux de l’être. Objets de présence, parfois mouvements de détachement, les poèmes, dans À toute heure, deviennent ainsi une mise en volée des mémoires qui, retournant ombres et pierres, révèle et libère.

 

Si les dessins dans son précédent recueil, Des formes utiles, étaient au plomb, la poète laisse ici vibrer la couleur au cœur du livre et de l’instant. Le mot et le trait : un même battement.

 

Point d’orgue,
le monde
c’est ainsi que je le vois :

 

 

cœur scintillant en son milieu
et taillé
pour ce qui meurt.

DANS LA PRESSE



Étonnés et émerveillés, nous le sommes chaque fois qu’on ouvre un recueil d’Audet. La densité de sens, de portes qui s’ouvrent, semble proportionnelle au nombre minimal de mots. Comme si le dépouillement donnait à la diversité des expériences humaines le droit d’exister.

Elsa Pépin, Les libraires no 151 (20 octobre 2025)

Retrouver Martine, c’est se faire bercer par la profondeur de son chant, c’est toucher au sublime grâce à la danse de ses mots dans l’espace mystique où volent oies et bernaches. Les oiseaux émergent entre les astres et l’écriture en apesanteur, pourtant habitée des thèmes qui font son œuvre, se fait plus légère qu’à l’habitude. Ce nouveau recueil attache le corps à la prière, le songe à l’offrande, le péril à la salvation.

Vanessa Bell, Les libraires no 151 (20 octobre 2025)

Elle nous laisse entrer dans ses poèmes et chercher le sens avec elle (…) Il y a des retournements continuels qui fait qu’on dirait que c’est vivant. […] Le mystère s’ouvre et se referme, se dévoile et se retranche comme une respiration. Pour moi, la poésie de Martine Audet c’est comme une grande respiration qui m’aide à vivre. […] Elle fouille nos douleurs, mais il y a aussi une douceur… donc on sent tout l’ébranlement d’être un être humain.

Elsa Pépin, Il restera toujours la culture sur Ici Première (24 septembre 2025)

MSR : Mais l’existence est un thème très prédominant dans le livre : notre place dans le monde, nos rapports à nos rêves, au temps, au cœur…
MA : Oui, je pense qu’on écrit avec ce qu’on est et avec ce qu’on n’est pas aussi, avec nos manques, ce qui nous échappe. Et j’ai un rapport au droit d’exister qui est fragile. C’est toujours remis en question. Je travail autour de cette appartenance au monde justement. : comment c’est possible…comment on peut vivre, comment on peut dire aussi et prendre la parole pour essayer de comprendre ce rapport entre soi et le monde et de notre place dans l’existence, cet égarement de l’être humain.
[…]
Ce qui est fascinant dans votre poésie, Martine Audet, c’est la façon dont les dessins et la poésie [interagissent] on y voit l’image (poétique), la couleur. Pour moi ça rend les mots plus vivants.


Des fous et des dieux, animé par Marc Sony Ricot (19 septembre 2025)