Collection Chemins de traverse
2024

$24.95

9782897664572
$18.99
9782897664596

Une abeille suffit

Carnet d’observation d’un jardin urbain
Geneviève Boudreau

Avec 12 dessins de l’autrice

Quelle importance accordons-nous aux êtres que nous ne savons pas nommer? Et si la banlieue devenait le lieu de préservation d’une biodiversité près de la disparition ? Il suffit peut-être d’habiter autrement le territoire, de donner un nom aux abeilles pour que surgisse une beauté humble, si près de nous qu’elle demeure trop souvent invisible. Dans l’espace très restreint de sa cour arrière transformé en jardin foisonnant, Geneviève Boudreau se fait sensible à ce qui s’agite sans bruit, mouvements d’ailes et de feuillages ouvrant l’accès à un vaste domaine intérieur où s’enracine le poème.

 

Avec Une abeille suffit, l’autrice nous rappelle que faire un jardin est une forme d’engagement. C’est, comme l’écrit Pizarnik, se prédestiner « à nommer les choses avec des noms essentiels ». C’est s’entêter à désigner ce dont on nous promet la perte. Le jardin est le lieu de la résistance et de la réparation.

 

J’apprends à servir plus petit et plus grand que moi, des existences brèves et sans nombre. La vie d’un insecte (ou celle d’une fleur) est tellement éphémère qu’elle me semble à peine s’inscrire dans le monde. Pourtant, chaque vie minuscule ouvre une brèche vers un ailleurs, une autre dimension où naître et mourir ne signifient rien.

 

Plus cette vie est restreinte, plus la brèche est grande.

 

Tant que le ciel le surplombe, le jardin, aussi petit soit-il, forme un domaine encore trop vaste pour moi.

DANS LA PRESSE



L'autrice Geneviève Boudreau met en lumière la beauté du monde des insectes présents dans les villes avec son livre poétique et sensible.

Téléquébec pour l'émission La Fabrique culturelle (2024)

J’ai l’impression que l’écriture, le jardin, pour moi, ça participe à une autre manière d’être au monde. Un peu plus lente, un peu moins sur le mode de la consommation, un peu plus sur le mode de l’incarnation, de l’introspection. Donc oui, c’est résister à ce qu’on nous dit qu’on doit faire, pour retrouver quelque chose qui est plus en accord avec notre "être au monde". Puis c’est une façon de dire " je persiste et signe " et d’espérer que d’autres suivent cette voie-là. Je pense que c’est la seule avenue qu’on a : de refuser des modes de vie qui finalement sont en train d’épuiser tant nos ressources personnelles […] que les ressources de la planète.

Geneviève Boudreau, en entretien pour l'émission Libraire de force (CIBL 101,5)

Geneviève Boudreau en entrevue à La semaine verte : https://ici.radio-canada.ca/info/videos/1-10186815/genevieve-boudreau-ecrivaine-qui-jardine-pour-abeilles

Cliquer ici pour écouter Geneviève Boudreau en entrevue à La semaine verte

PRIX ET DISTINCTIONS



Finaliste du Prix littéraire du gouverneur général, catégorie Essai (2024)
Lauréate du Prix littéraire de la Ville de Québec, catégorie Essai (2025)
Finaliste du Grand public du prix Hubert-Reeves (2025)
Liste préliminaire du Prix des libraires du Québec dans la catégorie Essai (2025)